Bulletins de salaire
Des bulletins conformes à votre convention de métier, contrôlés avant diffusion.
Voir la pagePrestation
Une erreur sur un bulletin ne reste jamais seule : elle se retrouve dans la DSN, dans les cotisations et parfois dans les droits du salarié. Nous la corrigeons à la source, puis partout où elle s'est propagée.
Dans un salon, une boulangerie ou un atelier, la paie se prépare souvent le soir, entre deux commandes. Une majoration de nuit oubliée, un apprenti resté sur l'ancien pourcentage du Smic après son anniversaire, un coefficient qui n'a pas suivi la dernière grille de salaires de la branche : l'erreur passe, puis elle se répète chaque mois. Elle sort au moment le moins commode, quand un salarié compare son bulletin avec celui d'un collègue, quand il quitte l'entreprise ou quand l'URSSAF contrôle.
Corriger un bulletin ne consiste pas seulement à refaire un calcul. Il faut savoir sur quelle période l'erreur porte, choisir entre un bulletin rectificatif et une régularisation sur la paie suivante, chiffrer le rappel ou le trop-perçu, puis remettre en cohérence la DSN et les cotisations déjà déclarées. C'est ce travail complet que nous prenons en charge, que nous produisions déjà votre paie ou que l'erreur vienne d'un autre outil.
Chaque métier a ses pièges. En boulangerie-pâtisserie (IDCC 843), ce sont les heures de nuit, les dimanches et les jours fériés, à commencer par le 1er mai, payé double pour qui travaille ce jour-là. En coiffure (IDCC 2596) et en esthétique (IDCC 3032), ce sont les niveaux de classification, les primes liées aux ventes et les temps partiels dont les heures complémentaires ne sont pas majorées. Dans les garages relevant des services de l'automobile (IDCC 1090), on voit surtout des classifications mal reprises et des heures supplémentaires mal décomptées. Partout, les apprentis concentrent les erreurs : rémunération calculée sur le mauvais âge ou la mauvaise année de contrat, exonérations appliquées à tort ou oubliées.
Le contenu de la mission
Nous partons du bulletin contesté ou douteux et remontons dans le temps pour savoir depuis quand l'erreur existe. Une prime conventionnelle oubliée depuis l'embauche ne se traite pas comme une heure supplémentaire manquée le mois dernier. Le diagnostic précise la règle en cause (Code du travail, convention collective, contrat, usage), les salariés concernés et les mois touchés. Il distingue aussi l'erreur de calcul de l'erreur de paramétrage, qui reviendra le mois suivant si on ne la corrige pas dans l'outil.
Deux voies existent. La régularisation sur la paie suivante fait apparaître une ligne de rappel, ou de retenue, identifiée par sa période d'origine : c'est la solution la plus simple quand le salarié est toujours présent. Le bulletin rectificatif remplace le document erroné : il se justifie quand le bulletin sert de pièce (attestation, dossier de prêt, départ du salarié) ou quand l'erreur rend le document illisible. Nous vous proposons la voie adaptée et nous la documentons pour qu'elle se lise sans explication orale.
Quand le salarié a été sous-payé, nous chiffrons le rappel mois par mois, avec les congés payés qui s'y rattachent lorsque la somme entre dans leur assiette. L'action en paiement du salaire se prescrit par trois ans, selon l'article L3245-1 du Code du travail. Quand il a été trop payé, la somme peut être récupérée dans le même délai, mais la retenue se discute et s'étale : nous vous aidons à la présenter au salarié et à la limiter à ce que permet la fraction saisissable de son salaire.
Un bulletin corrigé change des montants déjà déclarés. Si l'échéance de la DSN du mois n'est pas passée, une DSN annule et remplace suffit, à condition de reprendre la totalité des données. Après l'échéance, la correction passe par une régularisation dans la DSN suivante, rattachée à la période d'origine. Les cotisations suivent : complément à verser, ou crédit à faire valoir. La demande de remboursement de cotisations indûment versées se prescrit par trois ans à compter de leur paiement (article L243-6 du Code de la sécurité sociale).
Corriger le passé sans toucher à la cause, c'est se condamner à refaire le même travail le mois suivant. Nous corrigeons aussi la fiche salarié, la rubrique de prime, le taux ou la grille conventionnelle qui a produit l'erreur. Si nous produisons votre paie, la correction est intégrée directement. Si vous gardez votre outil, nous vous indiquons précisément ce qu'il faut modifier.
Déroulement
Les bulletins concernés, le contrat de travail et ses avenants, les relevés d'heures ou plannings de la période, et le cas échéant le courrier ou le message du salarié. Si l'erreur touche un arrêt de travail, ajoutez l'arrêt et les relevés d'indemnités journalières. Nous récupérons nous-mêmes le texte de la convention collective et les grilles en vigueur à chaque date.
Vous recevez un tableau mois par mois : ce qui a été payé, ce qui était dû, l'écart en brut et en net, l'incidence sur les cotisations. Nous vous indiquons la voie de correction proposée et le texte qui la fonde. Rien n'est produit tant que vous n'avez pas validé le chiffrage.
Bulletin rectificatif ou ligne de régularisation sur la paie en cours, avec une période de rattachement claire. Nous préparons une note courte que vous pouvez remettre au salarié pour expliquer le rappel ou la retenue. En cas de trop-perçu important, nous proposons un échéancier de récupération.
DSN annule et remplace si le délai le permet, régularisation sur la DSN suivante sinon. Nous suivons les comptes rendus des organismes jusqu'à ce que les montants soient acceptés, puis nous vérifions que les cumuls annuels (net imposable, réduction générale) sont redevenus exacts.
Une erreur découverte en interne se corrige sur un mois, avec une explication simple au salarié. La même erreur découverte au conseil de prud'hommes ou lors d'un contrôle URSSAF porte sur trois ans, avec des intérêts, parfois des majorations de retard, et une relation de travail abîmée. Pour un artisan qui emploie deux ou trois personnes, l'écart entre ces deux scénarios est considérable. C'est pourquoi nous conseillons de traiter le doute dès qu'il apparaît, même quand le salarié n'a rien réclamé.
Certaines erreurs ont des effets au-delà du bulletin. Un salaire de référence faux fausse les indemnités journalières versées pendant un arrêt, l'allocation chômage calculée après une rupture ou l'indemnité de licenciement. Un apprenti payé sur le mauvais pourcentage du Smic a droit au rappel, et ses exonérations doivent être recalculées sur la rémunération corrigée. Dans ces situations, nous corrigeons le bulletin puis l'attestation ou la déclaration qui en dépend, pour que le salarié ne reste pas pénalisé par une erreur qui n'est pas la sienne.
Nous intervenons aussi de façon ponctuelle, sans reprendre toute la production : vous nous confiez le dossier litigieux, nous chiffrons, nous produisons les documents correctifs et nous vous indiquons comment ajuster votre paramétrage. Si les erreurs se révèlent nombreuses, la question d'une reprise complète du dossier se pose, et nous l'examinons avec vous.
Questions fréquentes
Quand le salarié est toujours dans l'entreprise et que l'erreur est limitée, la régularisation sur la paie suivante est la voie la plus simple : une ligne de rappel ou de retenue, avec la période concernée, et la DSN suit naturellement. Le bulletin rectificatif est préférable quand le document sert de justificatif, quand le salarié est parti ou quand l'erreur touche plusieurs rubriques au point de rendre le bulletin incompréhensible. Dans les deux cas, la correction doit apparaître clairement : un montant qui change sans explication crée plus de questions qu'il n'en règle.
L'article L3245-1 du Code du travail fixe la prescription à trois ans à compter du jour où le salarié a connu ou aurait dû connaître les faits. La demande peut porter sur les trois dernières années, ou, si le contrat est rompu, sur les trois années précédant la rupture. Concrètement, une prime conventionnelle jamais versée peut être réclamée sur trois ans d'arriérés, ce qui justifie de vérifier les grilles et les primes de votre convention dès qu'un doute apparaît.
En l'expliquant avant de le retenir. Nous préparons un chiffrage clair, que vous présentez au salarié, puis nous proposons une retenue étalée sur plusieurs paies, compatible avec la fraction saisissable du salaire. Une retenue brutale de la totalité sur un seul bulletin est à éviter : elle place le salarié en difficulté et nourrit la contestation. Si le salarié a quitté l'entreprise, la récupération passe par une demande écrite, et le délai de trois ans s'applique aussi.
Oui, la DSN doit refléter la paie réellement versée. Tant que l'échéance déclarative du mois n'est pas passée, une DSN annule et remplace, qui reprend l'ensemble des données, corrige le dépôt initial. Une fois l'échéance dépassée, la correction s'opère par une régularisation dans la DSN suivante, rattachée à la période d'origine. Nous gérons ces deux cas et suivons les retours des organismes jusqu'à acceptation.
Oui. Nous intervenons ponctuellement sur un dossier litigieux, sans reprendre votre production mensuelle. Nous avons besoin des bulletins concernés, du contrat, des relevés d'heures et, si possible, des DSN de la période. Nous vous remettons le chiffrage, les documents correctifs et une note sur le paramétrage à modifier pour que l'erreur ne se reproduise pas.
Pour aller plus loin
Des bulletins conformes à votre convention de métier, contrôlés avant diffusion.
Voir la pageDSN bloquée, rejetée ou jamais déposée : nous remettons votre flux social à jour.
Voir la pagePréparation du dossier, réponse aux observations, chiffrage et défense de vos positions.
Voir la pagePremier contact
Envoyez-nous le bulletin et quelques mots sur ce qui vous interroge. Nous vous disons rapidement s'il y a une erreur, sur quelle période elle porte et comment la corriger proprement.